À propos de ce blog

Version de 2015

« Brumes » existe depuis plus de cinq ans désormais. C’est un âge respectable pour un blog. Son principe n’a pas beaucoup varié depuis son lancement : proposer, de manière régulière, des recensions (à peu près) informées de certaines de mes lectures, littéraires ou historiques – ce sont là mes terrains préférés. Lisant beaucoup, je pense indispensable de convertir certaines de mes impressions, souvent confuses et informes, en de petits textes, calibrés entre 1 000 et 4 000 mots, et destinés à préserver (au moins pour moi) quelque chose du livre. Car, hélas !, la mémoire ne garde que peu de choses d’une lecture, même attentive. Que nous reste-t-il des années après, sinon un vague sentiment, un souvenir diffus, une opinion mollement étayée ? Écrire une note est alors le seul moyen sérieux pour fixer l’acte de lecture en une forme stable, quoique subjective et, bien évidemment, actualisable. Je regrette, dans l’absolu, de ne pas pouvoir le faire pour chaque livre – mais je n’en aurais durablement ni le temps ni l’énergie.

Au-delà de cet usage personnel et premier du blog, je suis heureux de savoir que ces notes, sans prétention aucune, peuvent trouver à l’occasion, par les hasards des moteurs de recherche, ou du bouche-à-oreille, quelque écho chez de bienveillants lecteurs. La littérature et, plus largement, la culture ne vivent pas seulement de l’extension sans cesse grandissante de leur production. Elles vivent de leur réception par un public informé ou curieux. Elles vivent de ce que des lecteurs lisent, des spectateurs regardent, des auditeurs écoutent. Elles vivent de ce que l’homme commun (entendu au genre neutre et non masculin) reçoit et restitue d’elles, à la mesure de ses capacités, de sa sensibilité et de sa connaissance. L’Internet offre précisément un espace infini à cet homme commun pour se cultiver et s’exprimer, à tort ou à raison. Malgré tous ses défauts, ce média propose de véritables armes contre la passivité et le désarroi, contre notre passivité et notre désarroi. Je crois au principe d’une vie culturelle spontanée sur l’Internet ; à ceux qui m’opposent le constat de sa médiocrité naturelle, je réponds qu’il ne tient qu’à nous d’être exigeants. J’essaie de l’être, déjà, à mon égard (y parviens-je ? ce n’est pas à moi de répondre à cette question). Nous devons conjurer le péril du quotidien, du cynisme négateur, de l’encrassement petit-bourgeois, des basses préoccupations, des basses aspirations, des basses pensées. Plutôt que de déplorer, comme c’est de nos jours à la mode, le déclin de la lecture, l’effritement de la culture canonique, la dilution des hiérarchies hier indiscutables, nous pouvons, nous qui lisons, écoutons, voyons, admirons, détestons, éprouvons, comprenons, faire vivre, même en mode mineur, pour quelques-uns, ce qui nous est cher. Dans la mesure de mes moyens, de mes capacités et de mes possibilités, c’est ce que j’essaie de faire ici.

Pour revenir à ce blog, je voudrais encore préciser deux choses. D’une part, sachez qu’un onglet récapitulatif, intitulé « Tout le blog en une page » vous offre le sommaire exhaustif de mes notes, actualisé (en principe) chaque mois. D’autre part, je préfère vous avertir qu’au 1er janvier 2015, les articles de ce blog se répartissaient, en parts à peu près égales, sur deux périodes : 2009/2010 et 2013/15. Les articles de la première époque de « brumes » drainent encore une certaine quantité de requêtes google. Ils sont pour la plupart moins aboutis que les notes écrites depuis 2013. J’ai évolué depuis, j’ai lu un millier de livres, j’ai un peu vieilli : quelques écarts de qualité et de quantité peuvent être constatés et je m’en excuse d’avance.

Quant à mon identité, elle n’est pas secrète, mais discrète. Elle tient moins aux quelques maigres cases de l’état-civil qu’aux livres que j’ai lus, aux sentiments que j’ai éprouvés, aux endroits où j’ai vécu, aux gens que j’ai connus, aux diplômes que j’ai obtenus. Mon prénom et mon nom en disent bien moins que mes listes de lecture ; mes fonctions professionnelles moins que la masse de mes notes. Tenons-nous au principe que je ne suis qu’un lecteur.

Si vous le désirez, vous pouvez me contacter par mail : brumes@europe.com.

Les quelques lignes qui précèdent remplacent une précédente version, de laquelle je ne garde que le poème qui suit et sa traduction.

Le poète chilien Nicanor Parra écrivit autrefois ce beau texte, hélas peu connu dans le monde francophone, Le Prix Nobel de lecture :

El Premio Nóbel de Lectura
me lo debieran dar a mí
que soy el lector ideal
y leo todo lo que pillo:

leo los nombres de las calles
y los letreros luminosos
y las murallas de los baños
y las nuevas listas de precios

y las noticias policiales
y los pronósticos del Derby
y las patentes de los autos

para un sujeto como yo
la palabra es algo sagrado

señores miembros del jurado
qué ganaría con mentirles
soy un lector empedernido
me leo todo – no me salto
ni los avisos económicos

claro que ahora leo poco
no dispongo de mucho tiempo
pero caramba que he leído

por eso pido que me den
el Premio Nóbel de Lectura
a la brevedad imposible

Traduction personnelle (je remercie d’avance tout lecteur hispanophone de me signaler une éventuelle erreur de ma part) [EDIT : 6 janvier 2015, on m’indique deux petites incorrections que je corrige] :

Le Prix Nobel de Lecture
Devrait m’être attribué
Car je suis le lecteur idéal
Je lis tout ce qui me tombe entre les mains :

Je lis les noms des rues
Et les enseignes lumineuses
Et les graffitis sur les murs
Et les nouvelles listes de prix

Et les actualités judiciaires
Et les pronostics pour le Derby
Et les plaques d’immatriculation

Pour une personne comme moi
La parole est une chose sacrée

Messieurs les membres du jury
Que gagnerais-je à mentir
Je suis un lecteur acharné
Je lis tout – je ne saute même
Pas les petites annonces

Bien sûr ces derniers temps, je lis peu
Je n’ai pas beaucoup de temps
Mais bon Dieu, qu’est-ce que j’ai lu

C’est pour cela que je vous demande de me donner
Le Prix Nobel de Lecture
Aussitôt qu’impossible.

Toute proportion gardée, et avec la même ironie, au fond, que Nicanor Parra, je demanderais bien un jour à recevoir ce Prix Nobel de Lecture. Mes intérêts personnels me poussent à explorer de nombreux terrains, même si je ne les creuse pas toujours en profondeur. Je sais que le mélange des genres est rare sur la blogosphère : la fiction et la non-fiction se mêlent peu et, à l’intérieur même de la fiction, la poésie, le théâtre et le roman sont rarement traités à parts égales. Je ne prétends pas à l’exclusivité : papillonnant du roman à la science, des beaux-arts à la philosophie, de l’histoire au théâtre, je revendique et assume mon éclectisme. Il m’arrive même (exceptionnellement) d’écrire sur d’autres sujets que les livres. Ce blog n’a en principe pas d’autre thème, même s’il lui arrive de faire un pas de côté, à l’extérieur de l’univers de l’écrit.

Je ne suis pas un professionnel, je ne dépends de personne, je ne commente pas tout ce que je lis mais j’ai lu tout ce que j’ai commenté.

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32 réflexions sur “À propos de ce blog

  1. Maladie des blogs . On ne sait qui écrit. Si l’on commente on doit dire son nom (* champ obligatoire). Or pour qu’un dialogue existe il vaut mieux connaître son interlocuteur et que son visage sorte des brumes.
    Signé : un fâcheux. JFC

  2. Bonjour,

    je comprends le sens de votre message, malheureusement une autre grave maladie sévit sur internet : google. Et je n’ai jamais souhaité, pour des raisons professionnelles et personnelles, communiquer mon état-civil sur internet, ici comme ailleurs. Ce n’est pas un délire de persécution de ma part, juste une précaution.

    Ceci dit, pour être tout à fait honnête avec vous, je n’escomptais pas vraiment recevoir de visites de l’extérieur d’un cercle de gens me connaissant personnellement. La question ne s’était donc pas posée…

    Remarquez, dans mon ancien blog, j’avais échangé des mails avec David Cosandey (Le secret de l’occident, chez Champs Flammarion) et je l’avais fait avec ma véritable identité (et même mon identité professionnelle) , donc je ne me réfugie pas (totalement) dans l’anonymat.

    PS : Le champ obligatoire pour le nom ne veut pas dire que vous soyez obligé de décliner votre identité réelle.

    EDIT 2014 (je me permets cette édition car cette page est assez consultée et il s’agit de mon premier commentaire et que je ne suis plus tout à fait d’accord avec ma réponse de l’époque) : plus j’y pense, plus je trouve qu’il y a une forme de vanité chez tous ces anonymes qui étalent leur identité comme si ça avait la moindre importance que Stéphanie Trucmuche, bibliothécaire assistante à la bibliothèque municipale d’Éguzon-Chantôme, 108 « amis » facebook, absolument inconnue au bataillon, signe de son nom ou pas. Je ne crains pas google, je ne suis pas un corbeau, je ne diffame personne, je ne me réfugie derrière rien du tout, je pense simplement que mon nom n’apporte rien. Et si vraiment quelqu’un souhaite le connaître, qu’il me le demande, je lui apprendrai, et comme j’ai des dizaines d’homonymes et que mon propre nom n’est pratiquement nulle part relié à moi, il ne sera pas plus avancé. Ou, sinon, si vous souhaitez vraiment me donner un nom, appelez-moi Jean Martin, ou Paul Durand, ou Pierre Lefebvre.

    • Si celui qui tient la plume de Brumes se tient lui même dans la brume de l’anonymat et bien respectons son souhait …l’important est sa plume que l’on pourrait relier à un personnage de sexe masculin, âge d’une cinquantaine d’années .Signée:miss Marple !

      • Chère DLK, vous ne pouviez vous tromper sur mon genre, il est affiché dans le titre du blog. En revanche, vous me vieillissez d’une bonne vingtaine d’années, mais je ne m’en offusque pas. Cela m’amuse et je le prends comme une forme de compliment.
        Quoi qu’il en soit, merci à vous pour votre commentaire, qui m’a fait sourire quand je l’ai découvert (et auquel je ne savais d’abord quoi répondre)…

        • j’ai pourtant enquêté auprès d’amis et connaissances dans le milieu: rien n’a filtré sur votre identité.De toute façon « pour vivre heureux vivons caché »

  3. Le mystère des brumes est toujours séduisant quand la pléthore d’informations disponibles nous pousse toujours davantage à prendre les étiquettes, les labels, les tags pour le contenu et nous convaincre d’aller voir ailleurs pour nous y retrouver nous-mêmes.

    Évidemment, la longueur d’avance donnée par «un autre forum» permet de savoir un peu plus d’où tu viens mais je pense ton approche assez accrocheuse pour que des visiteurs fortuits décident de fureter sans avoir tout ton pedigree.

    Bonne chance pour ce blog, toujours intéressant à lire.

  4. Il était même prêt à participer à une conférence sur son bouquin…
    Cosandey n’étant pas issu du sérail universitaire, il est vrai que ses thèses n’ont malheureusement guère rencontré d’écho…

  5. L’expression est un peu prétentieuse. Et comme disait ce brave Deleuze, la littérature c’est pas « chacun sa petite affaire » alors faire une liste interminable de ses lecture, excuse-moi, ca n’a pas grand intérêt.

    • De quelle expression parlez-vous ?

      EDIT 2014 : il m’a fallu du temps pour comprendre que vous n’aviez tout simplement pas vu que, hors de cette page, et de la colonne litanie de lectures annuelles (qui est bien utile pour me situer) il existait un blog, avec des dizaines de critiques (plus de 170 au début 2014), que vous ne pouvez pas qualifier, même avec beaucoup de mauvaise foi, de critiques lapidaires (je dépasse parfois les 3000 mots). Donc la liste n’a peut-être pas grand intérêt en elle-même, je vous l’accorde même si ce n’est pas mon opinion (elle dit bien des choses sur moi), mais limiter ce site à elle, c’est comme considérer que lire l’index d’un ouvrage suffit pour le juger.

        • Je serais très intéressé par ce que vous seriez susceptible de trouver comme fil(s) rouge(s) de mon « année de lecture ». Vous pourriez bien me faire découvrir des tendances dont je n’ai pas conscience. Je suis assez éclectique, au risque, peut-être, de la dispersion. Si vous voulez une ou deux pistes, je pense à la perspective historique (comme discipline, mais également comme approche littéraire, artistique, etc.) et aux manifestations concrètes ou fictionnelles de l’autorité et du pouvoir (en littérature comme en histoire).

  6. Bonjour,

    100 livres sur 6 mois, soit 20 livres par mois. Ayant lu quelques ouvrages de votre liste, je suis impressionné par votre rythme de lecture.

  7. J’avais mis cette liste en juin, pour m’encourager à reprendre mes notes ici, mais je lis décidément trop vite pour nourrir ce blog (j’aimerais pourtant).
    Tenez, je vais la mettre à jour…
    PS : oh, une coquille ! Je la corrige.

  8. Bonsoir,
    je découvre votre blog, où je trouve bien des choses intéressantes. Lecteur assidu, vous serez peut-être sensible à ce que dit Borges dans son conte Pierre Ménard auteur du Quichotte, JL Borges évoque le fragment 2005 de Novalis :
    Pflichtenlehre des Lesers : Nur dann zeig ich, daß ich einen Schriftsteller verstanden habe, wenn ich in seinem Geiste handeln kann, wenn ich ihn, ohne seine Individualitaet zu schmälern, übersetzen, und mannigfach verändern kann’ —
    Je ne puis vraiment démontrer que j’ai compris un auteur que si je peux me substituer à lui dans les démarches de son esprit ; que si je peux, sans altérer son originalité, le traduire et le transformer de cent façons différentes
    — voir J.L. Borges Pléiade O.C. vol. 1, page 1574 et aussi Der Wahre Leser muss der erweiterte Autor sein. L’authentique lecteur, plus vaste que l’auteur… (Novalis Fragmente 2006)
    Je lis peu personnellement, car je passe beaucoup de temps à traduire. Vous pouvez trouver des exemples sur mon propre blog (qui est beaucoup moins bien présenté que le vôtre)

    • Cher Jean-Ollivier,
      merci pour votre fragment de Novalis. Quel défi impossible que cette traduction-transformation respectueuse de l’originalité, de cent manières différentes ! Je crois bien n’avoir compris aucun texte, à m’en tenir aux conditions de Novalis… (mais qui en aurait été capable ?) Ménard retourne génialement cet impératif, en réécrivant à l’identique le Quichotte pour lui donner un sens différent (autre manière de pointer l’inépuisable richesse des textes). Vous me donnez envie de relire Borges et Novalis – à défaut de traduire, aventure admirable et difficile, à laquelle j’ai eu la chance, deux fois, de participer.

    • Merci à vous, je suis honoré que vous ayez pris le temps de m’adresser ce commentaire. Et en effet, nous avons de grandes lectures en commun, je crois : Broch, Faulkner, Conrad, Canetti, Pessoa, etc. Auteurs essentiels…
      Bien à vous.

  9. Excellent blog que je découvre par hasard (en faisant une recherche sur la Pléiade). J’admire votre énergie critique. Par ailleurs je partage beaucoup de vos goûts (Gombrowicz, Gadda…). Un grand absent : Arno Schmidt…
    J’ai beaucoup aimé ce que vous dites des suppléments littéraires.
    Je continuerai à vous lire avec grand plaisir ! Bravo et merci.

    • Je vous remercie pour vos compliments. La Pléiade est en effet une voie d’entrée fort parcourue de mon blog. Il faut dire que l’information « pléiadienne » extérieure à Gallimard n’est pas toujours très abondante sur la toile ; on peut trouver ici pas mal d’informations, je pense (surtout que je ne suis pas seul à les fournir).
      Je connais bien évidemment Arno Schmidt de nom et de réputation, mais je n’ai pas encore osé m’y confronter. Je vois dans les rayons « germaniques » de mes bibliothèques que j’ai un livre de lui (« Scènes de la vie d’un faune ») mais je ne l’ai pas lu – faute, sûrement d’avoir été, à son égard, dans la complète et attentive disponibilité que son œuvre me semble requérir. Il figure néanmoins dans la liste (très longue) de mes futures lectures.
      Bien à vous.

      • A.S. est intimidant certes mais lorsqu’on a commencé à le lire il devient rapidement très addictif et votre vision du monde peut en être changée. Pour ma part, je ne pense pas que les Scènes de la Vie d’un Faune soient la meilleure porte d’entrée dans le monde si particulier du grand Arno. Je conseillerais plutôt Le Cœur de pierre (traduit en 2002 chez Tristram), roman dont la lecture est une expérience inoubliable et qui permet d’accéder plus facilement aux œuvres plus difficiles des années 60-70. Nous avons la chance en France de disposer des extraordinaires traductions de Claude Riehl qui a consacré sa vie malheureusement trop brève à A.S. Son essai de biographie et d’interprétation paru en appendice à sa traduction de Tina ou de l’immortalité est une introduction incontournable. Le seul risque à devenir Schmidtien est de trouver beaucoup de livres très fades et convenus, en regard des siens.
        Bien à vous.

  10. Bonsoir, j’ai appris que c’est une Anthologie de la poésie chinoise qui ouvrira la publication des nouveaux volumes Pléiade en 2015. Audacieux et intéressant gros volume.
    Bien à vous.

    • Je vous remercie pour l’information. J’ai en effet vu ça ce matin sur le site de la Pléiade. C’est une excellente nouvelle.
      Je sais d’autre part, de source sûre, que Mark Twain figurera aussi, au printemps, parmi les nouveautés 2015. Gary, Foucault et Virgile sont en principe attendus, Perec ne devrait pas tarder non plus…
      Bien à vous

      • J’ai vu il y’a quelques temps M. Daniel Defert qui m’a parlé incidemment (je n’ai pas osé le soumettre à la question !) d’une édition d’œuvres choisies dans la Pléiade de Foucault.
        J’ai appris aussi qu’un formidable projet (de longue haleine toutefois) est en cours: la première (re)traduction des grandes œuvres romanesques de Mishima depuis le texte japonais (il était temps !!!) Mais personne ne sait si cela sera pour la Pléiade. En folio ça serai très bien aussi !!! Enfin.

        • Oui, pour Michel Foucault, le vendeur du stand « Pléiade » au salon du livre m’avait annoncé son entrée à la Pléiade. La rumeur (sûrement avérée) circule pas mal, quoiqu’on ne sache pas encore précisément en combien de volumes le projet se fera.
          Pour Mishima, ce n’est en effet pas trop tôt : un auteur japonais traduit de l’anglais, bof…

  11. Pingback: Lire – Interferences

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