La Pléiade confisquée : La bibliothèque de la Pléiade : Travail éditorial et valeur littéraire, de Joëlle Gleize et Philippe Roussin (dir.)

La bibliothèque de la Pléiade : Travail éditorial et valeur littéraire, Joëlle Gleize et Philippe Roussin (dir.), Editions des archives contemporaines, 2009

J’avais évoqué, voici quelques semaines, la Pléiade, collection emblématique de Gallimard et mètre-étalon de la sacralité littéraire. Son ancienneté, sa qualité, réelle ou supposée, et la distinction qu’elle instaure entre les travaux littéraires n’avaient jamais fait l’objet de travaux approfondis. Certes, les fascicules gratuits du « Cercle de la Pléiade » donnent tous les deux mois aux amateurs des informations sur le travail mené par les éditions Gallimard, sur l’histoire de la collection. Mais leur rédaction se fait en interne, pour d’évidents motifs promotionnels. Ils ne peuvent apporter aucun éclairage critique, ils compilent des témoignages, affirment des choix éditoriaux, justifient des publications. Le travail collectif dirigé par Joëlle Gleize (Aix-Marseille) et Philippe Roussin (CNRS), reprend les actes d’un colloque tenu en 2007 à l’Université de Provence et constituent une première tentative d’analyse exhaustive de la collection. Comme souvent dans les travaux collectifs universitaires, la valeur des contributions est aussi inégale que la position des contributeurs dans l’appareil intellectuel. André Schiffrin, descendant du fondateur de la Pléiade y côtoie Alban Cerisier, salarié de Gallimard ; les universitaires extérieurs à la Collection partagent leurs interventions avec des professeurs de faculté chargés de coordonner la publication de tel ou tel volume. Cette hétérogénéité des positions rend l’ensemble assez désordonné, et pour tout dire, assez déséquilibré au profit du seul discours scientifique sur la collection. Il est dommage que ce colloque ne se soit pas intéressé plus avant au rôle social de la Pléiade dans le lectorat et l’édition française. Les seuls absents de ce discours informé, et parfois très spécialisé, sur la collection en sont les premiers concernés, les lecteurs.

Dans l’histoire de la collection, l’édition des œuvres de Rousseau dans les années 50 a constitué une césure. Avant, les volumes étaient destinés à un grand public cultivé, qui trouvait dans la Pléiade un bréviaire de l’honnête homme et un marqueur social fort commode. Convaincus que ce seul public ne suffirait pas à assurer le développement de leur collection, les Gallimard confièrent la réalisation des volumes à des universitaires. Leur mission : récupérer le lectorat estudiantin et professoral, alors en pleine expansion. A charge pour eux d’éditer le plus scrupuleusement possible les textes proposés, d’y adjoindre force notes et variantes et de proposer un appareil critique susceptible d’attirer, en sus de l’amateur lettré, le spécialiste et le chercheur. La collection passa en quelques années de volumes légers, conçus et introduits par des écrivains à des volumes sensiblement alourdis, destinés à se périmer au gré des évolutions du discours savant.

André Schiffrin et Alban Cerisier s’étendent longuement sur la première Pléiade (années 30-50), innovation majeure du champ éditorial français : les livres de poche n’existaient pas encore et les éditions complètes coûtaient bien cher. La maison Gallimard, qui racheta très rapidement la collection créée par Jacques Schiffrin, sut avec intelligence proposer les textes des classiques de la littérature française et étrangère, puis y adjoignit, au fil du temps, son propre fond contemporain – considérable –. Après avoir évoqué les premières années de la collection, bien connues des lecteurs de la Lettre de la Pléiade, Cerisier s’arrête brutalement et n’évoque pas la seconde Pléiade, celle des universitaires. Gleize et Roussin prennent le relais. La collection, devenue une sorte de canon littéraire, qui consacre autant qu’elle exclut, s’est ouverte sur le monde (Ramayana, Khaldun, Mille et Une Nuits, Sagas Islandaises) à mesure qu’elle se fermait aux anciens classiques français (Malherbe, d’Aubigné, Courier, Chénier, tous épuisés), tombés en désuétude. La Pléiade, initiative privée, dont la survie dépend des ventes, n’est pas un musée de l’histoire littéraire. Elle n’a pas vocation à préserver des œuvres qui ne vivent plus dans les coeurs de nos contemporains. Elle est une bibliothèque, vivante par ses choix, et pas un canon intangible et sclérosé. Cette dynamique permet de consacrer certains écrivains et de prendre acte de la déshérence d’autres. Comme le souligne Jacques Dubois, la Pléiade consacre et conserve. Ce double travail suppose une évolution, lente mais réelle, au fil de l’histoire littéraire. Montherlant, hier consacré, aujourd’hui à peine conservé. Et demain exclu?

Témoin de l’histoire littéraire du XXe siècle, la Pléiade a une place à part. Elle hésite entre deux publics, l’amateur éclairé et le savant assoiffé, deux tendances, statique et dynamique, deux approches, la compilation luxueuse et la philologie spécialisée. L’équilibre instable qui résulte de ce vacillement, dont traite Marielle Macé, fait toute la richesse de la collection. Au risque de ne satisfaire aucun de ses publics, la Bibliothèque de la Pléiade relève le double défi du savoir et du plaisir. Quelques volumes penchent trop nettement vers le premier – et deviennent insupportables à l’amateur éclairé – d’autres négligent le second – et ne satisfont pas le public spécialisé –. Ce statut de référence critiquable, et critiquée, constitue le fond des remarques des autres intervenants du colloque : ils y débattent des éditions de Descartes, de Voltaire, de Mallarmé, de Saint-John Perse et de Ponge. La plupart de ces interventions n’intéresseront que les professeurs de littérature : si la réalisation du volume de Saint-John Perse par l’auteur lui-même constitue une intéressante singularité, le volume Pléiade devenant une œuvre à part entière dans le corpus de l’écrivain, les conditions de compilation de Mallarmé et Ponge n’ont guère d’intérêt hors du monde universitaire. Enfin, les derniers chapitres, sur la « génétique » des textes, les variantes, les rapports entre manuscrits et œuvres dites achevées, mettent en valeur les difficultés du travail de composition d’un volume. A moins d’être soi-même passionné par ces questions de technicien, cette dernière partie du colloque n’a plus guère d’intérêt. La controverse méthodologique ne concerne pas l’amateur que je suis.

Cet ouvrage collectif manque en partie son objectif. Schiffrin et Cerisier y répètent le discours institutionnel de Gallimard, en guise de présentation historique. L’analyse forcément subjective du fils du fondateur de la collection et de « l’historien » officiel de Gallimard complètent les fragments promotionnels distillés au fil des publications du Cercle de la Pléiade. Difficile d’affirmer dans ces conditions la scientificité du propos. L’analyse est biaisée : sous le regard des témoins officiels de la maison Gallimard, les professeurs débattent des problèmes théoriques de constitution des volumes. Jamais de l’opportunité de la voie savante empruntée par la collection. La Pléiade que nous présentent Joëlle Gleize et Philippe Roussin a été annexée par le monde universitaire. L’orientation ne sera ni questionnée ni analysée. C’est un fait : la Pléiade du colloque de Provence est une Pléiade aride, fade, une querelle de scoliaste. La « génétique » et « l’intertextualité » dominent. Discours de spécialistes d’ailleurs incomplet. Marqué par son ancrage dans les facultés de lettres, le colloque évite une vision proprement sociologique du lectorat, une analyse des interactions entre le champ littéraire spécialisé et son public : qui décide de la valeur littéraire ? Qu’est ce qui justifie l’introduction de tel ou tel auteur ? La Pléiade est-elle toujours un instrument de distinction sociale alors que l’indifférenciation et le relativisme ont anéanti les notions de canon et de hiérarchie ?  Quel avenir pour la Pléiade face à la civilisation des loisirs calibrés et distrayants ? Le discours savant des professeurs se restreint aux seules lettres. Il tarit  d’ailleurs le désir et le plaisir que doivent susciter des œuvres littéraires. La génétique du fragment ou l’intertextualité des esquisses donneront d’intéressantes perspectives de recherche – et de carrière – à qui saura en faire des objets d’étude et de reconnaissance professionnelles féconds. Je ne suis pas certain qu’elles servent la littérature.

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7 réflexions sur “La Pléiade confisquée : La bibliothèque de la Pléiade : Travail éditorial et valeur littéraire, de Joëlle Gleize et Philippe Roussin (dir.)

  1. On reconnaît là, hélas, quelques-uns des écueils habituels qui guettent l’édition d’actes de colloque universitaires. Thème qui chapeaute plus qu’il n’organise, ambition qui ne peut que s’étioler au fil des interventions qui cherchent souvent davantage à répondre à des interlocuteurs-lecteurs-auteurs absents qu’aux problématiques annoncées…

    J’aurai été tenté, à la lecture de ton compte-rendu, d’écrire que ce que tu cherchais dans le volume n’est pas que ce que les auteurs-chercheurs ont voulu y mettre. C’est un reproche qui m’agace habituellement dans les critiques académiques que l’on reçoit dans les colloques ou dans les comptes-rendus savants: celui de n’avoir pas écrit le livre que le lecteur aurait préféré lire. La place du fragment, de la trace, dans la recherche en poétique, est une question qui touche avec beaucoup de profondeur à la façon dont on organise le récit, dont on s’approprie le fil des événements.

    Pourtant, c’est l’accroche qui est trompeuse: en mentionnant la «valeur littéraire» de la Pléiade, il devient difficile de faire l’économie d’une réflexion sur ce qu’est, ce que doit être, la valeur littéraire. Ce que tu reproches au bouquin. Ce qui devrait effectivement puiser à la sociologie de l’art. C’est sans doute parce que les études de réception, du lectorat, du public, sont extrêmement difficiles à faire, navigant malaisément entre anecdotes disparates, l’analyse économique et les généralités totalisantes.

    Aïe, un MLCLB en ces terres!

  2. Je reconnais avoir beaucoup hésité pendant la rédaction de cette note : critiquer un colloque universitaire pour sa spécialisation n’a pas de sens. J’ai essayé de tourner le mieux possible mes propos, mais je ne suis pas très satisfait du résultat (enfin ça ce n’est pas spécifique à cet article…).

    A mon sens, le premier souci de ce colloque, c’est le parrainage Schiffrin/Cerisier, incontournables de la maison Gallimard qui analysent l’histoire de la « première » Pléiade (en gros celle de l’amateur éclairé) mais oublient (la critique vaut surtout pour Cerisier) la « seconde » Pléiade. Le tournant universitaire est relaté, mais il ne s’accompagne d’aucune prise de distance : la Pléiade « confisquée » (le mot est fort) par les universitaires est un fait définitif, un présupposé, une boîte noire intellectuelle. On peut théoriser des heures sur les conséquences de ce tournant, mais il est dommage qu’aucun contributeur ne se soit réellement consacré à ce sujet. Les intervenants, tous professeurs de littérature abordent les questions du corpus, de l’œuvre, du fragment. C’est leur métier, c’est le fond de leur recherche. Sauf que ça ne suffit pas à épuiser le thème de la « valeur littéraire ». Et le colloque manque clairement une partie du sujet.

    Faut-il proposer les variantes du travail de Flaubert? Oui, définitivement oui, le travail de Flaubert sur ses textes mérite d’être publié. Faut-il réfléchir sur la composition du corpus mallarméen? Oui. Faut-il étudier le travail éditorial, même si c’est par le biais du cas unique Saint-John Perse, éditeur, au sens anglo-saxon, de son propre volume? Sûrement. Mais cette méthode doit-elle être appliquée à tous les auteurs? Je lis les œuvres de Marcel Aymé en Pléiade, et, dans le premier volume, je trouve les notes souvent inutiles et l’inclusion des variantes ne me semble pas fondamentale pour apprécier la démarche de l’auteur. Ne faut-il pas aussi questionner ce postulat de spécialiste? L’édition de toutes les variantes est-elle nécessaire? Simenon, qui écrivait ses romans d’un seul jet, sans se retourner, requiert-il une édition savante? Le travail éditorial est analysé, expliqué, mais aucun intervenant ne questionne sa pertinence. J’ai d’ailleurs senti certains intervenants un peu gênés devant l’exigence de rentabilité de Gallimard, et l’impossibilité subséquente de proposer des éditions philologiques définitives et intégrales.

    Le colloque, parce qu’il fait intervenir des spécialistes sur leurs recherches, aborde quinze aspects différents et spécifiques du travail éditorial de Gallimard, sans jamais parvenir à relier l’ensemble dans une construction claire. J’accepte, dans un travail collectif ou dans des actes de colloque, cet état de fait qui découle de la forme choisie. L’intervenant qui évoque Ponge aurait pu proposer son article dans un colloque sur la poésie française contemporaine ou sur l’auteur : c’est à peine s’il parle de Pléiade. Sa participation au colloque est un alibi pour parler de Ponge…

    Ce qui me dérange vraiment (non ce n’est pas ton MLCLB ^^), c’est que n’interviennent dans ce colloque que deux témoins subjectifs, intégrés à la galaxie Gallimard et des universitaires qui n’abordent pas l’objet « Bibliothèque de la Pléiade » dans sa globalité. Pas d’historien de la littérature, pas de spécialiste de l’économie éditoriale, pas de sociologue,…
    Qui décide de la valeur littéraire chez Gallimard? Qui décide dans le monde universitaire? Comment la collection et les « autorités » littéraires interagissent-elles pour faire entrer Sade et Bataille dans la collection, sortir Malherbe et d’Aubigné? Puisque la Pléiade est le mètre-étalon de la valeur littéraire, il aurait peut-être fallu s’interroger sur ce qui fonde son statut : la sélection des auteurs et des œuvres qui méritent d’entrer dans ce « Musée imaginaire »…

    Bref, je sais, tout cela est décousu, mais bon… Tu dois avoir l’habitude maintenant, Dr. Oex! 😉

  3. Bonjour,
    Lisant depuis peu avec ferveur, cette édition m’est apparue comme le moyen plus simple d’accéder aux monuments littéraires : tout doit être lu dans la Pléiade!
    Mais vous soulevez les bonnes questions, quels sont les critères de choix ? Quels différences entre anciennes et nouvelles éditions (Balzac par exemple) et enfin, que valent les volumes « histoire de la littérature » ? ne sont-ils pas les plus « destinés à se périmer au gré des évolutions du discours savant » comme vous dites ?

    Merci pour votre réflexion très intéressante et pertinente.

  4. Les volumes « histoire de la littérature » dont vous parlez dépendent de la défunte branche de la pléiade, appelée « l’encyclopédie de la Pléiade ». Je ne crois pas que Gallimard ait en projet de la ressusciter, même si certains volumes sont toujours disponibles. Pour le reste, ce que je reproche à ce colloque, c’est justement de ne pas assez éclairer la « boîte noire » du critère de choix.

    Lire toute la Pléiade me paraît être un pari assez impossible, néanmoins! Et je vous avoue que certains volumes me tentent nettement moins que d’autres.

    Ce qui ne m’a pas empêché d’acquérir hier les deux volumes de Borges, enfin réédités!

  5. D’accord avec ces critiques. Les Pleïades sont devenues obèses, ce qui est loin de l’idée du créateur de la collection. Sur le point d’acheter Kafka, puis de Gaulle, j’ai dû renoncer en constatant que les notes constituaient 30% du volume.
    Au chapitre des rééditions, Paul-Louis Courier apporte une note bien à lui face aux géants du XIXe siècle. C’est un polémiste et un styliste de premier plan qui se lit toujours avec ravissement pour ceux qui ont la chance de possèder le tome épuisé.
    Je n’en dirais pas autant de Chénier, devenu raseur.
    La manie de rééditer n’a pas que de bons côtés. La réédition de Mallarmé, par exemple, est une escroquerie : pour arriver à deux tomes, on à fait doublonner certains textes, présents dans les deux, et on a la surprise de trouver les listes de vocabulaire anglais qu’il infligeait à ses élèves… Mallarmé n’était-il pas justement le poête du livre unique ?

  6. Brumes, votre commentaire en réponse à Oexmelin mériterait de faire partie intégrante de votre critique de l’ouvrage de Gleize/Roussin. Je ne sais pas ce que j’ai lu avec le plus d’intérêt, votre critique ou votre commentaire. Les questions que vous soulevez me semblent éminemment pertinentes et je comprends mieux vos positions parfois « urticantes » (c’est mon ressenti) que prend votre plume dans les commentaires qui émaillent votre page consacrée à la Bibliothèque de la Pléiade.
    Déjà, dans votre critique du Journal de Michel Chaillou, je vous avais trouvé beaucoup plus humain et plus humble que vous ne vous montrez dans ladite page au travers de laquelle je vous ai connu.
    En lisant cette critique et ce commentaire, je crois comprendre que ce qui fait l’objet de votre ire (toujours très distinguée) est ce que vous ne vous expliquez point. Ce qui, pour vous, n’est pas rationnel. Est-il, en effet, rationnel, d »exéger’ et de gloser sur un Simenon qui n’a jamais « travailler » ses textes au sens balzacien du terme ? Quel intérêt ?
    Je serais justement très intéressé de voir l’un de ces volumes Pléiade de petite littérature (Simenon, D’Ormesson, peu importe…) critiqué par vos soins, étant bien entendu que l’intérêt de la critique se situerait moins au niveau de l’oeuvre elle-même qu’au niveau de l’apport, effectif ou non, réel ou non, de l’édition Pléiade et de son appareil critique.
    De mon côté, ce n’était absolument pas l’un de mes ouvrages prioritaires, loin de là, mais en disciple de Saint-Thomas (disciple de circonstance), je me laisserai bien tenté par l’un de ces volumes au prochain achat pour juger précisément de l’intérêt.
    Ainsi que le premier tome consacré à l’oeuvre de Marcel Aymé : vous avez, à son sujet, piqué ma curiosité.

    Bien à vous,

    Cordialement,

    Krysbald.

  7. Dans mon troisième paragraphe, je veux parler du courroux qui vous anime d’ordinaire, pas spécifiquement pour cette publication-ci, mais de la haine brillante que je rencontre assez souvent chez vous, suscitée par des choix éditoriaux (motivés, à priori, par l’unique profit) qui vont à l’encontre de votre vision rationnellement idéale de l’ « Idéale Bibliothèque », des choix pour vous incohérents avec l’idée (ou l’idéal) que vous vous faites de la collection de la Pléiade.

    Cela dit, encore une fois, les questions que vous soulevez dans la réponse à Oexmelin, sont particulièrement pertinentes. Et j’aimerais beaucoup voir vos commentaires et les avis des autres commentateurs, sur ladite page, habillés de la même pertinence, plutôt que vêtus de cette gratuité assumée de jugements « cons-sentis » (rarement étayés) entre intellectuels consensuels qui parfois, pour parler vulgairement, me défrisent la crinière.

    Petite observation : votre page consacrée à cette bibliothèque, au fil des commentaires, offrent des éléments de réponse à votre question (datant de 2010) : « Qui décide dans le monde universitaire ? Comment la collection et les « autorités » littéraires interagissent-elles pour faire entrer Sade et Bataille dans la collection, sortir Malherbe et d’Aubigné ? » Et je dois bien reconnaître, même si je ne suis pas toujours en accord avec vous, que ces éléments de réponse n’ont rien de très glorieux ! Qu’on aimerait beaucoup en voir cités d’autres, moins matérialistes !

    P.S. : J’avais mis, dans le premier commentaire ci-dessus, « exéger » entre guillemets mais l’apostrophe du « d » les a mis à mal…

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